Et une réforme de plus en prépa.Discussion publiée par BalthazarAccueil des forum > Politique en général > Et une réforme de plus en prépa. |
| 14 Avr 2008 à 16:45 | Et une réforme de plus en prépa. |
![]() Balthazar Message privé Usager Actif Messages: 262 Votes reçus: 13 Inscription: 2007-10-13 Bloquer |
Salves, Selon le quotidien économique « Les Echos », le gouvernement envisage d’instaurer de nouvelles directives afin de combattre non pas le chômage, mais les chômeurs. Le quotidien indique que « pendant les six premiers mois, le chômeur serait tenu d'accepter tout emploi en conformité avec sa formation, ses qualifications, son salaire, sa vie familiale, etc., sans que ceux-ci donnent lieu à des critères chiffrés ». « Mais la donne changerait radicalement au bout de six mois », ajoute-t-il. En effet « ce délai écoulé, le chômeur devrait accepter tout emploi requérant moins de deux heures de transport par jour et rémunéré, par exemple, au moins 70% de son salaire antérieur ». Enfin, voilà de bonnes mesures en faveur des privés d’emploi. Pourquoi ne pas aller jusqu'au bout de la logique sociale de ce gouvernement : au bout de 6 mois, tout FAINEANT de chômeur qui n'accepterait pas un emploi non rémunéré serait radié. Et hop, vite, la clochardisation est en marche. Quid des milliers d’étudiants qui s’élancent dans un cursus universitaire sans porte de sortie ? Bof, ils pourront toujours se réorienter comme laveur de vitre ! Sarko 1er voulait des réformes, en voici une de plus qui va sans aucun doute contribuer à alimenter la paix sociale et susciter l’espoir pour une jeunesse démotivée. En sarkozie, les réformes du petit monarque consistent en des sanctions et des restrictions de plus en plus grandes pour la population laborieuse. Certainement afin de compenser le laxisme et les cadeaux pour les privilégiés. - Pour les premiers, des mesures restreignant les avantages sociaux, les libertés, l'appauvrissement et la précarité dans un monde où, au contraire, on aurait besoin de sécurité, d’épanouissement, de cadre de vie basé sur la réalisation de chacun. - Pour les seconds, autorisation de l'abus de bien social pour (quelques) entreprises, cadeaux fiscaux aux plus riches, libre circulation des biens et des services qui enrichissent les spéculateurs et les investisseurs au détriment des individus (famines en vue, et pas que dans les pays sous-développés). On voit le résultat des politiques de l'Europe et de la mondialisation qui ne nous apportent que misère et désolation. Quel bel avenir ! Etre contraint à de telle mesure est simplement scandaleux. La mondialisation du capitalisme financier est à l'origine de tout ce système de retour à la précarité généralisée. La loi prévoirait d'accepter un emploi jusqu'à deux heures aller retour de son domicile. Sur la route ça se traduirait par un cout/carburant de plus de 200€/mois. Cette mesure s'applique aussi avec l'obligation d'accepter l'emploi jusqu'à 70% de son précédent revenu. Bravo la droite décomplexée qui s'augmente de 172% en terme d'argent de poche, bravo les grands chefs d'entreprise qui réalisent des bénéfices énormes en vendant des actions avec délit d'initié sans être inquiétés par la justice. Gageons que notre quotidien s’auréolera de futures mesures davantage pittoresques, drolatiques, sulfureuses. De nouvelles contraintes pour les chômeurs de base, alors qu'il y a un an le gouvernement a permis aux députés non réélus d'avoir 60 mois de chômage ! Merci tonton Debré. Sur ce forum, d’aucuns prétendent que celui qui veut bosser, le peut s'il le veut. De plus, cela permettra d’éradiquer les chômeurs professionnels. Ne soyons pas aussi aveugles, la réelle fracture sociale chère à Chirac, c'est celle qui existe entre des jouisseurs du système d'assistanat -il yen a - et ceux qui essaient de bosser à tous prix ! Réduction du chômage et paupérisation. Conséquences prévisibles, moins de recettes fiscales, diminution drastique des aides sociales et, concrètement, un pouvoir d’achat en berne. Cette attaque en règle contre des populations fragiles procède de la lâcheté de nos élus. Mais comme je l’écris souvent, méritons-nous mieux ? Comment mettre un terme à la sinisation du prolétariat français ? Est-ce souhaitable pour la compétitivité des entreprises dominantes, pour leurs trésoreries rayonnantes ? D’ailleurs, je trouve que Sarko freine des deux fers ses réformes qui s’apparentent à de réformettes. En vrac, divisons par trois le nombre de congés payés, réduire les aides sociales jusqu’à leur quasi-disparition. Et puis privatisons l’Education national (est-ce qu’un serf à besoin d’études), « déremboursons » davantage les actes médicaux et les médicaments. Etc., etc. Balthazar. |
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