EQUATION POLITICO-SOCIALE (VIRTUELLE ?).Discussion publiée par BalthazarAccueil des forum > Politique en général > EQUATION POLITICO-SOCIALE (VIRTUELLE ?). |
| 11 Avr 2008 à 23:43 | EQUATION POLITICO-SOCIALE (VIRTUELLE ?). |
![]() Balthazar Message privé Usager Actif Messages: 262 Votes reçus: 13 Inscription: 2007-10-13 Bloquer |
Salves, La sphère ultralibérale complètement tournée vers le profit pousse nos hommes politiques à procéder à sa propre inféodation. Ces derniers n’ont d’autres recours que d’inféoder à leur tour les franges besogneuses à davantage de serrage de ceinture. Inutile de rappeler les dernières moutures gouvernementales, mais, sauf pour ceux faisant preuve de cécité chronique, ou pour les thuriféraires engagés à cette règle sans loi ni foi, d’aucuns peuvent éprouver le descenseur sociale… Ceci est à mettre en exergue des augmentations salariales perçues par nos élites politico-financières. Pour quelles raisons se priveraient-ils ? Nos élus se plaignent (pas trop fort tout de même) du nombre d’abstentionnistes lors des élections successives, et notamment depuis ces 20 dernières années. Ils oublient qu’ils se sont montrer roublards, carriéristes, manipulateurs et demeurent responsables de la crise profonde ressentie par ces électeurs déçus, bafoués, humiliés et spoliés. Il reste incontestable que le discrédit est jeté sur eux. Par ailleurs, face à la puissance de l’argent, où se trouve leur légitimité. L’économique à pris les pas sur le décisionnel politique. Aujourd’hui coupée de ses liens avec la société, la représentation politico-sociale tourne à vide sur elle-même. D’où le désintérêt d’une partie de l’électorat, devenu soudain apathique, indifférent et obligatoirement servile. Quant aux futuribles sociaux qui devraient seoir à toute société évolutive, voir le RGPP (révision générale des politiques privées) en défaveurs des plus humbles, ou encore les amputations de plus en plus manifestes contre le code du travail, la perte des acquis sociaux, etc. Concernant la qualité des prestations du service public, voir l’actu. Edifiant, non ! La droite et la gauche ne veulent plus dire grand-chose. Les diverses alternances qui jalonnent le pouvoir depuis quelques décennies nous le démontrent chaque jour. Une France coupée en deux, morcelée dans la réussite ou l’échec, les ors et les plafonds lambrissés ou le servage moderne et les masures humides, l’aisance ou la précarité, au premier trimestre de 2008 ne peut se prévaloir ni de justice sociale, ni de fraternité. Quant à l’égalité, nombre de forumeurs ici analysent ses paradoxes nietzschéens, ses incomplétudes et ses hérésies condamnables. Concernant la liberté placée au fronton de notre triptyque emblème nationale, nous devons l’intégrer à l’autonomie de chacun. Or être autonome signifie se donner à soi-même (auto) sa propre loi (nomos). L’autonomie est une autodétermination, c'est-à-dire une liberté qui soit positive. Donc être libre n’est donc pas une abstraction, mais un être qui ne dépend que de lui-même. Il est son propre maître. Il y a donc très peu d’hommes libres y compris sous les cieux démocratique de la société française, puisque être libre suppose de ne pas connaître l’inféodation à la volonté d’autrui, mais de simplement obéir aux lois, lorsque ces dernières répondent à une législation édifiée pour l’ensemble d’un peuple. Pourtant, envisagée comme l’ensemble des phénomènes régis par les lois de la causalité, la nature semble exclure toute idée de liberté. Chacun d’entre-vous saura trouver ce qui lui convient le mieux. Ceci pose le problème d’une société élitaire basée sur la tromperie, le mensonge et l’enrichissement personnel. Mais il en existe d’autres. Par exemple quelle valeur est apportée par nos gouvernants et la finances en faveur du service public ? Cela à un coup exorbitant et ne rapporte pas grand-chose en termes de retombées capitalistiques. Le PIB a quasiment triplé en trente-cinq ans. Au sein d’une société qui accumule les richesses, l’accroissement des inégalités est d’autant plus injustifiable. Il est faux de laisser croire qu’il n’y aurait plus assez pour tout le monde. C’est exactement le contraire. Il demeure scandaleux de voir se multiplier les discours alarmistes dans une société de plus en plus riche. En guise de conclusion, je ne puis résister de reformuler ce quatrain de jean Racine dans son drame Britannicus (1669) : « Je vous croirez, Burrhus, lorsque dans les alarmes Il faudra soutenir la gloire de nos armes, Ou lorsque plus tranquille, assis dans le sénat, Il faudra décider du rôle de l’Etat ». Balthazar. |
| + 1 Vote Inapproprié? Citer Répondre à cette discussion |
| 12 Avr 2008 à 16:33 | Re: EQUATION POLITICO-SOCIALE (VIRTUELLE ?). |
![]() tsar91 Message privé Usager Actif Messages: 1033 Votes reçus: 15 Inscription: 2007-10-08 Bloquer |
Bonsoir Balthazar Et d'arriver à expliquer que dans un pays où, l'on vivait bien autrefois, avec une productivité bien moindre qu'aujourd'hui, un service publique et social basé sur une plus grande solidarité, la spécificité Française qui sortait tout droit du Gaullsme. Des régimes de retraite assurés à tous ceux qui travaillaient honnêtement et qui étaient un modèle dans le monde! Qu'aujourd'hui avec des progrès technologiques certains dans tous les domaines, industie, transport, santé, communication, on retourne au XIXè siècle? La famine est de retours? Il n'y a plus d'argent pour ceux qui se lèvent le matin? Même la carte de famille nombreuse (qui date pourtant de 1921), même ça, il faut envisager d'en faire l'économie? Pourquoi? Il n'y a pas d'argent! Il n'y a pas d'argent? Ah bon, des riches chinois viennent d'acheter aux enchères le portrait de Carla Bruni 70 millions d'euros! Il n' y pas d'argent? Mais au début de l'année 2006, un certain Antoine Zacharias quitte son poste de P D G du groupe Vinci avec un cynisme hors du commun! La valeur de son groupe a été multiplié par dix sous sa présidence, et alors? Ca n'a pas multiplié le salaire de ses ouvriers par deux, ça n'a même pas ajouté un euro symbolique sur leurs fiches de paie que je sache! Ca n'a fait que rapporter plus aux actionnaires qui n'ont rien foutu, c'est normal puisqu'en économie capitaliste, seuls ceux qui ne travaillent pas touchent! Alors, où est passé le reste de l'argent? Bah il y a les gros actionnaires qui ont pu en voir un peu, puis il y a eu Zacharias! Notre brave Zacharias, la résurrection de l'abbé Pierre? Un humble parmi les humbles? La sagesse même, notre salut à tous! Il a obtenu une prime de départ de 12,8 millions d'euros et une garantie de retraite à vie de 2,5 millions par an, le pauvre, ça ne fait que la moitié de son dernier salaire, je ne comprends pas pourquoi il ne l'a pas doublé juste avant! Un petit remord, qui sait???? Il a aussi empoché des plus-values sur quelques 12 millions de stock-options évalués , au total, à 260 millions d'euros. Des sommes qui donnent le vertige, plusieurs euro-millions et lotos mélangés assaisonnés avec quelques modestes khénos parfumés de quelques lotos sportifs de l'année en cours! Mais notre bon goret n'est pas encore repu, il se dit, des fois que je vis jusqu'à l'an 3000, les prix auront encore augmenté, je vais m'assurer que je ne manque de rien! Qu'importe l'indescence, il ose aller devant le tribunal de Nanterre ET il réclame le versement de 81 millions d'euros supplémentaires au titre des bénéfices sur stock-options qu'il n'a pas pu exercer depuis son départ. Pauvre Gautier-Sauvagnac, finalement t'étais un petit arnaqueur! T'aurais pu faire mieux. Alors c'est vrai, il faut réformer le pays, il y a des déficits, il n'y a pas d'argent pour ceux qui travaillent, il y a de l'argent nulle part, il n'y a que des responsables politiques inpuissant devant le mur de l'argent (ou le mur de la honte!), des actionnaires et des patrons qui ont perdu tout sens des réalités! Et des français de plus en plus nombreux, désabusés et fatalistes qui s'apprettent à faire les poubelles dans les quartiers riches. Dans ce monde sans foi ni loi, chacun va, petit à petit s'accrocher au petit bout de quelque-chose qui lui reste, parfois presque plus rien et, petit à petit, le pays deviendra inréformable le jour où quelqu'un proposera une réforme juste, ce sera la révolte car le mot réforme sera synonime de suppression de moyen, de liberté, de postes, de couverture sociale, de traumatisme pour des milliers de gens. On nous prépare aujourd'hui le blocage complet de tout progrès dans le bien-être des gens et la regression généralisée! Et on peut faire confiance à la Sarkozye pour aller jusqu'au bout avec un message du genre: "Vous avez voté contre moi aux municipales, vous allez voir ce que vous allez voir" Et d'ajouter: "Les réformes sont en route mes mignons" et de se frotter les mains avec un grand sourire jusqu'aux oreilles! |
| + 1 Vote Inapproprié? Citer Répondre à cette discussion |
| 13 Avr 2008 à 14:30 | Re: EQUATION POLITICO-SOCIALE (VIRTUELLE ?). |
![]() tsar91 Message privé Usager Actif Messages: 1033 Votes reçus: 15 Inscription: 2007-10-08 Bloquer |
Et croyez- moi si vous voulez, des réformes vous allez en avoir, le gouvernement SARKO II vous prépare une petite mixture assaisonnée à la chienlit et le tout avec un café très serré, méthode Sarko qui ne parle pas pour ne rien dire, la preuve, ses comptes personnels ne sont pas vides eux! les poches, même renforcés avec le couturier personnel de l'Elysée, continuent de craquer. C'est pas faute d'avoir retourné plusieurs fois de vestes! Mais Sarko a un gros problème! Que va-t-il faire de Fillon? |
| + 1 Vote Inapproprié? Citer Répondre à cette discussion |